Souvent les émotions accumulées se transforment en maladie. L'armée de terre américaine et le corps des Marines ont été plus touchés que ceux qui ont servi dans la marine et l'armée de l'air, le rôle de l'inhalation de fumées de puits de pétrole en feu. Plus de 125 000 soldats américains et environ 9 000 soldats britanniques auraient été exposés à un gaz neurotoxique et au gaz moutarde lorsque le dépôt de munition irakien de Khamisiyah a été peu à peu détruit entre le 4 mars et mi-avril 1991, près de Tall al Lahm (coordonnées : 304700N/0462615E), à environ 100 km de la frontière koweïtienne, alors que les munitions chimiques qui (selon une analyse rétrospective) n'étaient pas marquées ont été détruites comme si elles avaient été conventionnelles. 12 avr. L'objectif était de débarrasser le Koweit occupé par Garde républicaine irakienne, dirigé par le dictateur Saddam Hussein. A comprehensive clinical evaluation of 20,000 Persian Gulf War veterans. 36 questionnaires n'ont pas été utilisés (remplis par un tiers pour une personne décédée depuis la période étudiée ou remplis par des personnes envoyées avant ou après la période étudiée. Health status of Persian Gulf War veterans: self- reported symptoms, environmental exposures and the effect of stress. The health status of Gulf War veterans: lessons learned from the Department of Veterans Affairs Health Registry. thèmes : 1990,1991,anciens combattants,devoir de mémoire,entraide,Février,unir À votre santé, Golomb BA (Mars 2008). doi:10.1073/pnas.0711986105. La gravité des crises dépend de la prise de conscience du malade. La guerre est une expérience éprouvante qui peut changer une personne. [Christine Abdelkrim-Delanne] -- Une journaliste dénonce l'ensemble des pathologies et des drames humains consécutifs à la guerre du Golfe… Par exemple, le ministère des Anciens Combattants considère que les conditions suivantes doivent être rattachées au service dans la guerre du Golfe et les opérations Iraqi Freedom et New Dawn (parce que toutes les conditions déclenchées par la maladie en 1990 étaient toujours là jusqu’en 2011): 39/45 et divers . Le syndrome d’Alice au pays des merveilles ? La carte d'ancien combattant est une carte permettant de bénéficier du statut officiel d'ancien combattant ainsi que des avantages qui y sont liés. En tant qu'ancien combattant de la Garde côtière pendant la guerre du Golfe, je vais surveiller de près. Haley, R.W. Une étude australienne (2009) n'avait pas trouvé de différences de comorbidités entre les personnels militaires australiens activement déployés et non-déployés[13]. J Occup Environ Med 2000;42(5):491-501. Lancet 2000;356(9223):17-21. Macfarlane GJ, Thomas E, Cherry N. Mortality among UK Gulf War veterans. Rodolphe Oppenheimer Cecchine, G., Golomb, B. Le syndrome de la guerre du Golfe est bien réel et plus d'un quart des 700.000 anciens combattants du conflit de 1991 en souffrent, selon un rapport demandé par le Congrès américain. N Engl J Med 1997;336(23):1650-6. Le musée Lucien Roy de Beure, consacré aux combattants de la Guerre de 1870 à la Guerre du Golfe; Les véritables trésors du musée de la Pince à Montéchéroux [Doubs] « L’arbre et l’eau », un parcours sur les Hauts de Gevrey et Nuits, à réaliser en famille, édition 2020 Friis, Robert H.; Thomas A. Comprehensive Clinical Evaluation Program Evaluation Team. Elle varie aussi selon le grade, le type de corps d'armée et les missions des personnels lors de cette guerre[12]. Sellers (2004). sur 236 civils, seuls 32 ont répondu à l’enquête. Mil Med 1996;161(1):1-6. Proc. De 100 000 à 300 000 personnes auraient ainsi exposées à des agents neurotoxiques[55].En 2008 un premier rapport du Comité consultatif de recherche du Département américain des anciens combattants (VA) a déclaré que les preuves restaient « incohérentes ou limitées Â»[56]. Le ministère de la défense explique ceci par le fait que les soldats envoyés par la France sur le terrain de la guerre du Golfe y auraient bénéficié d’un encadrement médical de proximité (généralistes et psychiatres) qui n'a pas signalé de pathologies atypiques propres à cette guerre. Horner RD, Feussner JR, Grambow SC et al – Occurrence of amyotrophic lateral sclerosis among Gulf War Veterans Neurology 2003 ; 61 :742-9. les symptômes les plus souvent estimés liés à la mission dans le Golfe par les répondeurs eux-mêmes étaient[1] : Les répondeurs qui ont imputé au moins un symptôme à leur mission dans le Golfe « rapportaient plus souvent avoir été exposés aux tempêtes de sable (86% contre 67%), aux fumées de puits de pétrole incendiés (33% contre 26%), aux alertes NBC (79% contre 53%), aux médicaments (77% contre 52%) et aux insecticides (31% contre 22%) Â»[1], mais comparativement aux soldats anglais ou américains, ils semblent avoir été moins exposés aux fumées de puits de pétrole incendiés (33% des répondants français contre 85% selon d'autres études étrangères)[30],[21],[27],[28], aux alertes NBC (63% contre 71% des participants à l’étude britannique de Unwin)[30] ou aux insecticides (25% contre 27% à 69% ailleurs)[21],[27]. Il a conclu que "l'exposition aux munitions à l'UA n'est probablement pas une cause principale de maladie de la guerre du Golfe". 2020 - Découvrez le tableau "GUERRE DU GOLFE 1991" de Olivier CH sur Pinterest. [A Review of the Scientific Literature as it Pertains to Gulf War Illnesses]. En 1997, selon un rapport non classifié du gouvernement américain : « La Communauté du renseignement des États-Unis[53] a estimé que l'Iraq n'a pas utilisé d'armes chimiques durant la guerre du Golfe. Souvent les troubles psychiques ont leur origine dans la période de l’enfance et/ou de l’adolescence. Lancet 1999;353(9148):169-78. hal-01571608. Sur le Collectif des « Diambars » Anciens combattants de la Guerre du Golfe (Vend. www.cdc.gov/cfs. La réalité de ce syndrome a été mise en doute par plusieurs études qui n'ont pas pu clairement mettre en évidence de liens de cause à effet, tout en admettant que les vétérans de cette guerre sont plus touchés par un groupe de symptômes similaires, par rapport au reste de la population. Health of UK servicemen who served in Persian Gulf War. nécessaire], dépression et problèmes de type stress post-traumatique. Cependant, l’origine des symptômes physiques n’est pas liée seulement à la guerre, maisppeuvent être également liés aux émotions enfouies. Int J Epidemiol 1998;27(6):1000-10. La diminution des symptômes est évidente une fois que le psychique est soigné. Pourquoi le syndrome de la guerre du Golfe fait-il des ravages ? PMC 2393741. La dernière modification de cette page a été faite le 3 décembre 2020 à 16:17. Encephale 1994, 20, 545–549. Mais des indices laissent penser qu'une exposition à long terme à des doses élevées d'UA peut causer d'autres problèmes de santé (sans rapport avec le syndrome de la Guerre du Golfe)[14]. La distinction entre les combattants et les non-combattants est au cœur du droit des conflits armés, c’est-à-dire du droit de la guerre (droit de La ... «La guerre du Golfe : quelques aspects de l’application du droit des conflits armés et du droit humanitaire », 30 A.F.D.I. Selon le rapport Riegle, des alarmes chimiques se sont déclenchées 18 000 fois lors de cette guerre[52]. À titre de comparaison, selon les CDC, un peu plus d'un million d'individus seraient touchés, rien qu'aux États-Unis par le syndrome de fatigue chronique (SFC, souvent comparé au syndrome de la Guerre du Golfe), or ce syndrome est responsable de pertes annuelles de productivité dont le coût a été évalué à 9,1 milliards USD/an pour ce pays[20]. De son côté, en 2008 également, la National Academy of Sciences a publié des indices suggérant qu'une exposition accidentelle à des gaz de combats pourrait être l'une des causes de ce syndrome[57].Puis en 2014, un second rapport conclu que « l'exposition aux agents de gaz neurotoxiques sarin / cyclosarine a été reliée par deux autres études à des changements dans les résultats de l'imagerie par résonance magnétique structurelle, qui sont associés à des diminutions cognitives, étayant davantage que les preuves examinées dans le rapport de 2008 la conclusion que l'exposition à ces agents est étiologiquement importante pour le dysfonctionnement du système nerveux central qui se produit au sein de certains sous-groupes d'anciens combattants de la guerre du Golfe Â»[58]. Mortality among U.S. veterans of the Persian Gulf War. Les personnes atteintes de ce trouble ressentent des douleurs d’une intensité forte. La maladie liée à la guerre du Golfe touche les anciens combattants. Et toute guerre – mondiale, civile, de décolonisation, de coalition– finit par se réduire à l’individu donnant ou recevant la mort : dans le combat, c’est l’homme « qui fait le réel », rappelle le colonel du Second Empire Ardant du Picq dans la seconde moitié du xix e siècle. Joseph SC. Cependant, sur la base d'un examen complet des renseignements et des informations pertinentes mis à disposition par la Commission spéciale des Nations Unies (CSNU), nous concluons qu'un agent de guerre chimique (CW) a été libéré à la suite de la démolition d'après-guerre américaine de roquettes avec des ogives chimiques dans un bunker (dit 'Bunker 73' par l'Irak) et dans une fosse dans une zone connue sous le nom de Khamisiyah "[54] Â». Kang HK, Mahan CM, Lee KY, Magee CA, Murphy FM. Le syndrome de la guerre du Golfe est une maladie touchant les anciens combattants de la guerre du Golfe Persique (1990-1991). Cowan DN, DeFraites RF, Gray GC, Goldenbaum MB, Wishik SM. Symptomes les plus associés au syndrome : Ces études n'ont pas trouvé de cause unique au syndrome, et n'ont généralement pas retenu comme cause majeure ou principale : ...mais sans totalement exclure de relation causale[27],[29],[28]. "Acetylcholinesterase inhibitors and Gulf War illnesses". Il va davantage apprendre à vivre dans le présent et laisser le passé là où il est. Cependant, les symptômes qui les accompagnent sont fortes : maux de tête, insomnie, fatigue chronique, trouble intestinal et bien d’autres encore. Manque de confiance en soi ou syndrome de l’imposteur ? Et les vétérans de cette guerre semblent avoir été, au moins accidentellement, exposés à des sources de ces composés (gaz neurotoxiques et pesticides notamment[51]). Je vous souhaite, ainsi qu'à vos familles, le meilleur de la santé. des recherches spécifiques (ex : étude des stimulations antigéniques répétées chez l’adulte). Ce syndrome, reconnu comme multifactoriel, est encore incomplètement expliqué. Psychanalyste – Psychothérapeute Bien que 20 497 personnels militaires et civils aient été envoyés sur le terrain pour cette guerre, aucune étude n'a été officiellement produite ni référencées en France sur ce sujet avant 2004[1]. Mil Med 1997;162(3):149-55. Plus de 4 000 Canadiens ont servi dans la région du golfe Persique en 1990 1991 dans le cadre d'une coalition de pays. Les anciens combattants ont été accueillis comme des héros, mais ils n’ont pas eu forcément le temps de pleurer les horreurs qu’ils venaient de vivre. Cependant, comme une personne interviewée le signale, la cause des vétérans de la guerre du Golfe n’était pas toujours bien vue par les associations d’anciens combattants : « Quand on est allés voir les organisations d’anciens combattants… En France et dans le monde, aucun lien de causalité entre les adjuvants vaccinaux et la myofasciite à macrophages n'a été reconnu officiellement[46],[47], quelques publications suggèrent néanmoins le contraire[48]. Tel : 07 52 07 07 07 Le syndrome de la guerre du Golfe est une maladie touchant les anciens combattants de la guerre du Golfe (1990-1991), qui se caractérise par de nombreux symptômes1 comme des troubles du système immunitaire et des malformations chez leurs descendants. Parallèlement une Mission d'information parlementaire (présidée par le Député Bernard Cazeneuve) est mise en place (en octobre 2002). Mil Med 1999;164(5):327-31. Dans une question écrite n° 128606 du 21 février 2012, M. Bruno Bourg-Broc appelle l’attention de M. le ministre de la défense et des anciens combattants sur les militaires ayant pris part à la guerre du Golfe. Informer l'opinion publique sur l'état du dossier des victimes de la guerre du Golfe en vue de dérouler un plan d'actions. Am J Trop Med Hyg 1999;60(5):758-66. La guerre du Golfe est le premier conflit depuis la Seconde Guerre mondiale a avoir un aussi grand nombre de nations-combattantes. En particulier pour les signes et symptômes fonctionnels, toutes les études ont retrouvé ces signes et symptômes nettement plus fréquents chez les militaires mobilisés sur site lors de la guerre du Golfe que chez les militaires témoins (non déployés ou déployés en Bosnie-Herzégovine, ou les munitions à uranium ont aussi été utilisées)[21],[27],[29] ; Généralement, les vétérans de cette guerre présentent une fréquence de signes plus élevée que les sujets témoins[1]. Après le début de la guerre aérienne (16 janvier 1991), les forces de la coalition ont été exposées faiblement mais chroniquement à des niveaux (non létaux) d'agents chimiques et biologiques libérés principalement par une attaque irakienne directe (via des missiles, des roquettes, de l'artillerie ou des munitions aériennes) et par les retombées des bombardements alliés contre des installations de munitions de guerre chimique du régime irakien[52]. Prévalence du syndrome chez les anciens combattants de la Guerre du Golfe, Exposition à des gaz de combat (inhibiteurs de l'acétylcholinestérase), « la fatigue, les maux de tête, les éruptions cutanées, les douleurs musculo-articulaires, les pertes de mémoire, les troubles du sommeil, les douleurs thoraciques, ainsi que la toux, les diarrhées et autres symptômes gastro-intestinaux Â», « 5% des sujets imputant au moins un de leur symptôme à leur mission dans le Golfe Â», « rapportaient plus souvent avoir été exposés aux tempêtes de sable (86% contre 67%), aux fumées de puits de pétrole incendiés (33% contre 26%), aux alertes NBC (79% contre 53%), aux médicaments (77% contre 52%) et aux insecticides (31% contre 22%) Â», « un regroupement de signes respiratoires (toux, mal de gorge, respiration sifflante) Â», « un regroupement de signes neuropsychologiques (problèmes pour trouver les mots, troubles mnésiques, désorientation ...) Â», « un regroupement de signes psychologiques (dépression, panique ou angoisse) Â», « le nombre d'anciens combattants de la guerre du Golfe ayant développé le syndrome de la guerre du Golfe après une exposition à des quantités importantes d'UA a grimpé à environ un tiers des 800 000 membres des forces américaines déployés", avec 25 000 ayant subi une mort prématurée Â», Exposition à des gaz de combat (inhibiteurs de l', « La Communauté du renseignement des États-Unis, « l'exposition aux agents de gaz neurotoxiques sarin / cyclosarine a été reliée par deux autres études à des changements dans les résultats de l'imagerie par résonance magnétique structurelle, qui sont associés à des diminutions cognitives, étayant davantage que les preuves examinées dans le rapport de 2008 la conclusion que l'exposition à ces agents est étiologiquement importante pour le dysfonctionnement du système nerveux central qui se produit au sein de certains sous-groupes d'anciens combattants de la guerre du Golfe Â», Salamon R (2004) [Rhttps://hal-lara.archives-ouvertes.fr/hal-01571608/document Rapport de l'enquête française sur la guerre du Golfe et ses conséquences sur la santé ; Répondant à la lettre de mission du 6 juin 2001 adressée par le cabinet du Ministre du Ministère de la Défense] ; [Rapport de recherche INSERM], 286 p., bibliographie p. 276 et 277, tableaux, graphiques. Pendant la guerre du Golfe de 1990-1991, le Royaume-Uni et les États-Unis ont mis en place des hôpitaux de campagne ainsi que d’autres infrastructures médicales, organisé des évacuations et dispensé des soins médicaux aussi bien aux troupes de la coalition qu’aux soldats irakiens. Les solutions vont sembler de plus en plus naturelle au fur et à mesure de l’avancée de la cure analytique. Kang HK, Bullman TA. Bibcode:2008PNAS..105.4295G. Elle est attribuée aux anciens militaires des forces armées françaises (mais aussi aux personnes civiles) ayant participé à certains conflits ou opérations, tels que la guerre d'Algérie ou des opérations extérieurs (Opex). Aviez-vous conscience du caractère international ? Gray GC, Kaiser KS, Hawksworth AW, Hall FW, Barrett-Connor E. Increased postwar symptoms and psychological morbidity among U.S. Navy Gulf War veterans. Il est donc important pour les proches de les emmener consulter un spécialiste notamment les Psychothérapeutes, psychanalystes etc pour soigner les symptômes de leurs traumatismes . la mise en place d’un réseau de veille et de surveillance de la santé des anciens combattants (y compris au-delà de leur service actif, car les effets de technologies nouvelles telles que les munitions à uranium appauvri, ou situés dans des zones particulières, peuvent n’apparaître qu’à moyen ou long terme). Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) 61 et suiv. A., Hilborne, L. H., Spektor, D. M., & Anthony, C. R. (2000), Persian Gulf War Illnesses Task Force (9 April 1997). Email : rodolphe@oppenheimer.fr, Rodolphe Oppenheimer Le syndrome de la guerre du Golfe : le stress psychologique du combat. No evidence of increase in birth defects and health problems among children born to Persian Gulf War veterans in Mississippi. Ensuite (de 1991 à 2000) la médecine militaire française, lors des visites médicales n’a pas observé chez les militaires d’active de signes ou symptômes indiquant une pathologie anormale et significative, ce pourquoi le Service de Santé des Armées n'a pas ensuite jugé nécessaire de déployer une surveillance spécifique ni mener d’enquête ciblée chez les anciens combattants du Golfe comme cela a été fait aux Etats-Unis[1]. Insigne porte drapeaux. Teratology 2000;62(4):195-204. Unwin C, Blatchley N, Coker W, Ferry S, Hotopf M, Hull L, et al. Insignes de béret, Brevets Militaires. Guerre du Golfe : la sale guerre propre. Selon ces études, les symptômes les plus fréquemment constatés chez les vétérans américains de la Guerre du Golfe sont (en ordre décroissant) : « la fatigue, les maux de tête, les éruptions cutanées, les douleurs musculo-articulaires, les pertes de mémoire, les troubles du sommeil, les douleurs thoraciques, ainsi que la toux, les diarrhées et autres symptômes gastro-intestinaux Â»[1]. Une légère surmortalité par accident de la route a aussi été constatée comparativement à celle observée chez les militaires dans d'autres contextes de guerre[31],[32], différence partiellement expliquée par un excès de conduites à risque, et une enquête américaine sur les caractéristiques du déploiement dans le Golfe Persique, a estimé que les militaires déployés avaient des comportements, antérieurs à la guerre du Golfe, plus à risque que les militaires non déployés[33]. Des unités spécialisées en détection de produits chimiques venues de Tchécoslovaquie, de France et de Grande-Bretagne ont confirmé la présence d'agents chimiques, immédiatement signalée aux forces américaines, qui ont à leur tour détecté, confirmé et signalé des agents chimiques[52]. Par conséquent cette condition est également « maladie continuelle de multi-sympt40me » appelée dans des combattants de guerre du golfe. Et sur 20 261 militaires et anciens combattants concernés, 10 478 militaires ont pu être contacté par courrier, dont seuls 5 702 ont répondu (505 ont refusé de participer à l'enquête). Le syndrome de la guerre du Golfe est bien réel et plus d'un quart des 700 000 anciens combattants du conflit de 1991 en souffrent, selon un rapport demandé par le Congrès américain. Plusieurs avancées scientifiques récentes plaident cependant pour la réalité de ce syndrome : Cette prévalence semble varier selon les pays impliqués. Pichot, P. La neurasthénie, hier et aujourd’hui [Neurasthenia, yesterday and today]. la Croix du combattant concerne tous les anciens combattants titulaires de la carte du combattant (ordonnance ou réduction - miniature) ... Médailles Guerre du Golfe. La similarité des troubles de ce syndrome avec ceux de la myofasciite à macrophages[44] évoque une éventuelle origine vaccinale, au même titre que sa similitude avec le syndrome de fatigue chronique[45]. Indemnités des anciens combattants de la guerre du Golfe : l’Etat a-t-il volé ses citoyens ? Le syndrome de la guerre du Golfe touche les anciens combattants de la guerre du Golfe (1990-1991) et se caractérise par des symptômes comme des troubles du système immunitaire et des malformations congénitales pour les enfants. Les scientifiques tentent de rassembler des preuves sur le rôle des substances chimiques dans ces manifestations. Il arrive que la maladie se mêle à d’autres pathologies que pourrait avoir déjà le sujet sans rapport avec la guerre, des causes qui viennent de l’enfance. Steele L. Prevalence and patterns of Gulf War illness in Kansas veterans: Association of symptoms with characteristics of person, place, and time of military service. Inscrit à l’Union nationale des combattants (UNC), l’homme, âgé de 47 ans, a simplement été appelé et non engagé pendant la guerre du Golfe et du Kosovo comme il le prétendait. Natl. Mais le vaste corpus de recherches développé aux États-Unis, examiné par deux rapports du Department of Veterans Affairs en 2008, puis en 2014, ainsi qu'un rapport (2010) de l'Institute Of Medicine (IOM) ont au contraire révélé que cette maladie multisymptomique chronique est plus fréquente chez les anciens combattants américains de la Guerre du Golfe que chez leurs homologues non-déployés (ou que chez les anciens combattants des conflits précédents)[14],[15],[16]. Informations et situation de l'association Association des combattants de la guerre du golfe Associations de militaires, de conscrits, amicales dans la ville de La Chapelle-Saint-Rémy. Il se caractérise par de nombreux symptômes[1], comme des troubles du système immunitaire et peut-être des malformations chez leurs descendants, probablement liés aux expositions des personnels à des agents neurotoxiques, des pilules de bromure de pyridostigmine et d'autres neurotoxines potentielles[2]. Un petit groupe d'anciens combattants et de familles de la guerre du Golfe, entreprenant un « arc de larmes » silencieux de l'abbaye de Westminster au Cenotaph à Whitehall pour marquer le 10e anniversaire de la fin du conflit. Les chercheurs ont recruté 36 anciens combattants de la guerre du Golfe 1990-1991 (la première guerre du Golfe). N Engl J Med 1996;335(20):1498-504. Utilisation de cookies pour garantir une meilleure expérience sur le site. Les experts du groupe de travail ont recommandé[1] : Le Ministère de la Défense a donc chargé le Professeur Salamon de conduire une enquête exhaustive sur ces sujets, travail fait d’octobre 2001 à juin 2004, rendu mi-2004[1], sur la base d'un questionnaire à 118 questions fermées et 20 questions ouvertes, sans groupe témoin[1].